Casinos en ligne pour les joueurs américains

  1. Roulette En Ligne Au Quotidien De La Roulette: Le gain est obtenu lorsqu'un tour se termine par 3 à 5 d'un symbole particulier.
  2. Mr Fortune Casino No Deposit Bonus - Vous pouvez commencer votre expérience de jeu en utilisant l'un de ces casinos ou jouer sur notre site Web dès aujourd'hui.
  3. Meilleures Chances Dans Casino: Considérez cela comme l'établissement d'un budget pour votre jeu, tout comme vous établiriez un budget pour l'épicerie et d'autres choses dans votre vie.

Machines à sous libres de mohegan sun

Machines à Sous Sultan
Cette fonctionnalité est assez courante de nos jours, mais n'est pas souvent combinée avec un emplacement standard.
Comment Gagner Casino Electronic Roulette
Réclamer une offre de bienvenue sous la forme d'un bonus de dépôt peut être risqué.
Ils doivent également montrer quelles méthodes ils ont en place pour attraper ceux qui blanchissent de l'argent dans leur casino en ligne.

Machines à sous gratuites avec bonus sans telechargement

Pas De Bonus De Casino De Dépôt Instantané
Les stipulations législatives garantissent que vous, le parieur, jouant sur Fun Casino serez assuré d'un Casino qui doit inclure la conformité RNG et les limitations de paiement, qui engloberont également un audit indépendant, ainsi que l'exécution d'un logiciel entièrement sous licence.
Roulette En Ligne Gratuits Sans Inscription
Cette fondation a été créée à la place du massacre qui a eu lieu dimanche après-midi au Heinz Field à Pittsburgh, en Pennsylvanie.
Machines à Sous Tours De Tours Gratuits

Le Blog

ACCUEIL > Blog > More than a WOMAN

More than a WOMAN

Les filles, je ne vous ai pas tout dit, ne m’en voulez pas. Il m’aura fallu du temps, un petit paquet de temps pour mettre des mots sur ce que je ressentais et apaiser la tempête. Aujourd’hui, j’ouvre la fenêtre, je respire et je vois le soleil. On se prend un petit thé, je vous raconte tout ?
Je peux vous dire que je ne l’avais pas vu venir, ce qui m’attendait. Etre maman, je connaissais déjà, après tout. Je l’étais depuis 3 ans et demi quand elle est née.
Le 29 janvier 2018, c’était sa naissance. Je ne le savais pas encore, mais c’était aussi la mienne.
Pourtant, j’ai tout d’abord eu l’impression de passer de la vie au vide, au creux, à la petite mort. D’un corps aussi arrondi qu’une pêche bien juteuse d’été à un vulgaire tube de dentifrice complètement vidé, crevé, prêt à être jeté à la poubelle.
J’ai vécu la naissance de Liv comme l’extraction de toute l’énergie, l’amour et la vie que je portais en mon sein, dans mon sang, depuis 31 ans. J’ai souvent pris l’image de la boule de feu lancée par Ryu et Ken dans Street Fighter. Liv m’a quittée tel un Hadouken ce 29 janvier. Elle m’a laissée là, toute seule. Toute nue, sur le bord de la route. Alors qu’il neige. Sur le carreau, out. Plus aucune ressource. Les compteurs à 0. Je t’en ai voulu, un peu, Liv, au début. C’est mal accepté dans notre société de dire ça, hein ? Ne pas être heureuse après son accouchement. Parfois regretter. Souvent déprimer. Alors tu souris, tu rigoles, tu joues super bien la comédie et puis faut tenir le coup aussi. Y a deux petits bouts qui sont là, qui ont besoin de toi. Tu dis rien, tu fermes ta gueule. Et tu pleures sous la douche en te disant que t’es vraiment conne de ressentir tout ça. Tu penses à tes amis qui galèrent à avoir un enfant, à leur combat et puis… à ton petit bébé qui n’a rien demandé. A ton grand garçon qui doit bien voir que sa maman se perd un peu, en ce moment. Tu culpabilises. Enormément. T’es vraiment pas digne d’être une mère, ma pauvre. Alors, tu t’enfonces. Le tout sur fond de contrôle fiscal en congé mat. C’est pas drôle la vie, si y a pas de loi des séries.

Puis un jour vient le printemps. Le coeur perdu et la blessure à vif, tu décides d’en parler au détour d’un petit déjeuner à la tienne, de maman. Parce que t’as bien vu que tu pouvais rien lui cacher, même derrière le plus joli trait d’eye-liner. Alors j’ai versé ma peine et mes doutes. Après tout ? Elle ne me jettera pas au feu, elle m’a mise au monde. Elle comprend qu’il est temps de me le dire, ce putain de secret de famille. Il est temps de me dire que cette grossesse et ma naissance ont été liées à énormément (trop) de chagrin. Merci maman. Merci de m’avoir ouvert ton coeur de femme ce jour là et de m’avoir confié ce que tu pensais être inavouable. C’était ce truc en moi qui bloquait, tu vois. A croire que dans ton ventre, quelque chose s’était déjà verrouillé en moi, comme la porte blindée du plus impressionnant des châteaux forts. Merci d’avoir estimé que j’étais prête à l’entendre, à l’accueillir. Je l’étais. Grâce à toi, Liv. La plus belle des clés.
Comment ai-je pu t’en vouloir ? Toi qui m’as fait le plus beau des cadeaux. Découvrir mon Histoire, celle de ta grand-mère, celle des femmes de cette famille. T’as 8 mois et t’es tellement déjà une fucking crack en psycho-généalogie.

Alors merci. Merci mes enfants de m’avoir fait renaître et de m’apprendre chaque jour un peu plus d’où je viens.
Merci à mes amis et ma famille. Merci H. de m’avoir dit que ça ne servait à rien de s’épuiser à nager pour garder la tête hors de l’eau en plein naufrage, qu’en faisant la planche, on finit toujours par l’atteindre, ce foutu rivage. T’avais raison, c’est fou la vie. Merci C. de m’avoir dit que j’étais belle et que ça ne se voyait pas, que j’étais triste. Cela m’a énormément aidée. Merci à Lui de m’aimer de manière Inconditionnelle, depuis 8 ans, chaque jour. Merci M. de m’avoir dit que je ne m’éteindrais jamais parce qu’au fond de moi, le soleil brille toujours. Merci P. de m’avoir dit qu’à force de se répéter qu’on est fort, on le devient pour de vrai. T’es un super héros. Merci à S. et à la danse d’avoir guidé mes pas quand je ne savais plus trop où j’allais. Merci papa de m’avoir dit que le roseau plie mais ne rompt pas, ce jour là, sur le chemin de Leclerc. Merci E. de m’avoir aidée à retrouver ma petite étincelle et le chemin de ma maison dans ton petit refuge en sous-soul du boulevard Beaumarchais. Merci de m’avoir dit que j’étais belle de vulnérabilité. Et puis, merci à vous, les filles, d’avoir été là et d’avoir été le plus solide des filets de trampoline.
Aujourd’hui, j’ai atteint le rivage. Le soleil brille, ça pique. Mais vous savez quoi ? Je n’ai plus peur de me brûler les ailes à présent. Maintenant, je sais que je peux voler, quoiqu’il arrive.
A toutes celles qui doutent, je vous promets qu’un beau jour, on finit par remettre « Who run the world » beaucoup trop fort dans son casque, dans le métro, le matin. Le coeur battant, le sourire aux lèvres. Et la tête relevée.

Categories : Blablabla
  • Carole
    10 novembre 2018

    Je ne te connais pas je ne laisse jamais de commentaire je passe par hazard et je pleur. C’est beau merci de ton partage. Ça donne de l’espoir pour avancer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *